Auteur de La mort de la mort, le chirurgien Laurent Alexandre déclarait en 2014 lors d’une interview à Capital : « Le premier homme qui vivra mille ans est déjà né », évoquant les investissements colossaux de Google dans le secteur médical sous la l’impulsion notamment de Ray Kurzweil, le « pape » du transhumanisme.

Provocateur bien sûr … mais celui qui a fait fortune en créant Doctissimo, ne s’en cache pas ! Et d’énumérer les avancées réalisées ces dernières années tant dans les nanotechnologies que dans les biotechnologies, en intelligence artificielle, etc. Et les progrès attendus apparaissent encore plus bluffants.

Dans l’immédiat pourtant –même si l’on espère bien à terme guérir des maladies comme Parkinson ou Alzheimer –, l’allongement de notre espérance de vie se traduit hélas par une augmentation problématique de la dépendance.

Alors pourquoi pas, avant de savoir « réparer » l’homme de l’intérieur, lui apporter quelques « améliorations » par l’extérieur ?

Aujourd’hui les objets connectés restent bien trop souvent dans le domaine du gadget : les geeks adorent faire joujou avec leurs montres – consulter discrètement leurs mails à leur poignet en réunion, juste pour que les autres participants s’en aperçoivent ; mais ils pourraient plus efficacement permettre aux personnes dépendantes à garder une certaine autonomie.

Toutefois, pas question ici d’exhiber ces nouveaux objets : l’amélioration des conditions de vie des seniors n’est pas que physique, elle est également psychologique ; porter en évidence un appareil qui souligne leur mal-être entraine une inutile stigmatisation – même si cela peut rassurer les proches.

L’IoT appliquée à la dépendance, c’est un peu comme un exosquelette virtuel, invisible mais efficace et confortable : peut-être est-ce un 1er pas concret vers un transhumanisme … plus humain ?

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