A l’heure où Apple annonce l’introduction de la reconnaissance faciale dans ses Smartphones, on peut – on doit – se poser la question : jusqu’où les citoyens vont-ils accepter un tel déferlement de technologies invasives dans leur vie quotidienne ?

Jusqu’à présent, les bons vieux cookies, on peut les refuser – ou plus simplement les effacer en quittant son navigateur ; pour la publicité, il y a des bloqueurs, même si seulement 1 internaute français sur 10 en utilise ; dans un cas comme dans l’autre, on a l’impression « d’un peu maîtriser quelque-chose »

Quand on découvre comme Google exploite nos données de géolocalisation – comment le géant américain est capable de retracer à la rue près, tous déplacements –, on commence à frémir ; heureusement, la plupart des mobinautes l’ignorent !

Avec la reconnaissance faciale, on passe un cran au dessus : à partir du moment où vous avez accepté que la firme à la pomme puisse vous reconnaître pour vous permettre non seulement de téléphoner, mais également de payer sur la toile, qu’est-ce qui empêche que demain ils le permettent à d’autres ?

Petit à petit on glisse dans un univers anxiogène … sans possibilité d’y échapper, sauf à devenir Amish ! Pas sûr que constructeurs d’objets connectés et marques High Tech en sortent indemnes à terme.

Un vieille règle marketing explique que plus le niveau de tension psychologique est élevé sur un marché – plus motivations et freins sont importants –, plus il convient de jouer l’apaisement en levant les blocages … ou du moins en évitant d’en rajouter.

L’IoT des prochaines années sera ce qu’elle sera – et certainement porteuse d’angoisse pour bien des consommateurs parce les geeks que le construisent ne réussissent pas vraiment à se mettre à leur place.

Raison de plus pour les startups qui se positionnent sur des domaines sensibles comme celui de la santé de jouer la carte de la transparence et de la simplicité.

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