Demain, l’intelligence artificielle sera vraiment partout : dans nos voitures, dans nos cuisines, dans nos salles de bain … jusque sous notre peau, dans tous ces implants dont les apôtres du transhumanisme veulent nous barder pour améliorer notre santé et prolonger notre espérance de vie.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est … de tous les discours, un peu comme un mythe : elle est de tous les discours, de tous les colloques, de toutes les tribunes, elle se répand de livres blancs en opuscules divers et variés – bref, elle est tendance, et ne pas en parler serait synonyme de niaiserie et de mort médiatique !

Demain, l’intelligence artificielle conduira nos voitures bien mieux que nous, tellement mieux que d’aucuns envisagent déjà l’interdiction faite aux humains de continuer à tenir un volant : elle empêchera nos autos de déraper sur le verglas et saura redresser en temps utile, elle évitera les enfants qui traversent de manière impromptue.

Et sera reliée à une multitude de capteurs qui en temps réel lui fourniront les informations nécessaires à ces exploits : surveillance de la route, des autres véhicules, mais aussi des conditions de circulation dans la zone géographique, de la météo, etc.

Que se passera-t-il si un capteur défectueux « oublie » de signaler qu’un gamin court derrière son ballon sur la chaussée – ou le signale trop tard ? Réponse : un blessé grave. Certes, on peut espérer que les constructeurs doublent les capteurs pour éviter de telles pannes : les enjeux vitaux dans les transports sont extrêmement importants.

Dans la cas d’un réfrigérateur, c’est moins grave : s’il néglige de commander votre bière préférée parce qu’il n’a pas vu que vous aviez consommé la dernière bouteille, vous serez peut-être mécontent … mais, ce n’est pas si grave !

La multiplication des objets connectés – et des AI embarquées – entrainera ipso facto celle des capteurs ; et pour rester compétitifs, certains constructeurs se montreront moins exigeants sur la qualité et la fiabilité desdits capteurs.

Dans le domaine de la santé, le législateur imposera certainement des normes draconiennes ; espérons qu’il en fasse de même pour certains secteurs connexes, comme celui permettant le maintien à domicile des seniors, où le niveau « zéro défaut » semble requis.

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